Pokhara, seconde plus grande ville du Népal avec plus de 500 000 habitants, est un très bel endroit plein de charme et au climat agréable. À 822 m d’altitude, bordée par le lac Phewa et encerclée par certains des plus hauts sommets du monde (le Dhaulagiri à 8 167 m, la chaîne des Annapurnas à 8 091 m et le Manaslu à 8 163 m rien que ça), il règne à Pokhara une atmosphère enivrante face à la grandeur de la nature.
Si cette minuscule entrée en matière ne vous a pas encore convaincu de faire le déplacement à Pokhara au Népal, laissez-moi vous donner 5 bonnes raisons de plus pour vous ôter définitivement toute hésitation !
Que faire à Pokhara : mes 5 raisons d’y aller
1- Admirer les Annapurnas au bord du lac Phewa

Comme je le disais, Pokhara est vraiment un endroit plein de charme. Cette petite bourgade posée au fond d’une cuvette est littéralement prisonnière des montagnes de l’Himalaya. Il n’y a aucun autre endroit sur terre où l’altitude s’élève aussi vite. En moins de 30 km en s’éloignant de la ville, on passe de 822 m à plus de 7 500 m d’altitude ! Les montagnes majestueuses toutes enneigées qui vous entourent lorsque vous êtes à Pokhara ont quelque chose de magique. C’est réellement une sensation d’immensité difficile à décrire.
Grâce à sa situation géographique et à la fraîcheur du lac, il fait bon vivre à Pokhara. Le climat y est agréable, ni trop chaud, ni trop froid (prévoyez quand même des affaires chaudes si vous partez en hiver et/ou si vous comptez trekker en altitude évidemment !).
2- Partir en trek dans les Annapurnas

Si vous êtes amateur de treks en montagne, on ne fait guère mieux que le Népal comme destination. Il y a en a pour tous les goûts, toutes les durées et toutes les difficultés !
À moins que vous ne comptiez tenter le sommet de l’Everest ou de l’Annapurna, il n’a pas besoin d’avoir un niveau technique particulier. Il est très facile d’organiser un trek d’une dizaine de jours. Il faut quand même être confortable avec les dénivelés qui peuvent être violents parfois, mais rien ne vous empêche de marcher à votre rythme et de planifier des petites étapes pour profiter au maximum de la vie dans les montagnes.
À l’époque, je vous recommandais de partir sans guide et de vous laisser porter par votre rythme. Depuis 2023, un guide licencié est en principe obligatoire pour trekker au Népal (la règle est appliquée plus ou moins strictement selon les régions) : renseignez-vous avant de partir. Il y a de nombreux villages pour s’arrêter, manger et passer la nuit. Pensez aussi à partir tôt pour marcher avant qu’il ne fasse trop chaud !
Les 2 principaux treks à faire dans le coin sont :
- le Poon hill, un point de vue assez fantastique ;
- le camp de base de l’Annapurna 1 à 4 130 m d’altitude ou ABC pour Annapurna Base Camp en anglais (Annapurna 1, car il y a 4 sommets de taille décroissante du même nom).
Pour préparer votre randonnée, lisez mon récit du trek dans le massif des Annapurnas.

3- Faire du canoë sur le lac Phewa et dormir sur l’autre rive
À Pokhara, rien de tel qu’une balade en canoé sur le lac pour oublier le temps et vous laisser porter par les éléments (et vos rames). Au milieu du lac se trouve un petit îlot avec un joli temple qui vous permettra de vous reposer les bras et de vous dégourdir les jambes.
Et pour les plus aventureux d’entre vous, il existe quelques hôtels et guesthouses cachés de l’autre côté du lac qui offrent d’une part des vues magnifiques sur les montagnes de l’Annapurna et d’autre part un calme absolu idéal pour se détendre tranquillement et se reposer les jambes après plusieurs jours de treks dans les montagnes !
Je vous le précise quand même si vous comptez séjourner dans l’une de ces guesthouses, il y a des bateaux-navettes depuis Pokhara, vous n’êtes pas obligé d’y aller en canoé non plus !

4- Survoler la vallée de Pokhara en parapente

Si vous arpentez les bords du lac de Pokhara, vous ne pourrez pas rater les centaines de parapentes qui dominent ces paysages grandioses.
Pokhara est tout simplement l’un des meilleurs endroits au monde pour s’essayer à ce sport d’aventure. La jolie ville de Pokhara, le lac Phewa et les montagnes majestueuses tout autour créent les conditions parfaites pour un vol en parapente.
Préférez un vol tôt le matin lorsqu’il y a moins de nuages pour maximiser vos chances d’apercevoir les sommets. Et les couleurs rose orangé du matin donnent encore un cachet supplémentaire à ce spectacle déjà enivrant !
Il existe de nombreux tour-opérateurs, tous ne sont pas réputés alors renseignez-vous sur place avant d’organiser votre vol.
5- Partir en excursion à Tansen
Si vous avez un peu de temps sur place et que vous désirez sortir des sentiers battus, Tansen devrait vous plaire. Tansen, à cinq ou six heures de bus au sud de Pokhara, est une petite ville « médiévale » pleine de charme, avec de nombreuses balades à faire dans les environs. Et ici, les touristes se font déjà plus rares !
À proximité de Tansen se trouve également l’un des temples les plus renommés du Népal.
Séjournez-y deux nuits pour ne pas être trop pressé et pouvoir vous imprégner de l’atmosphère qui y règne ; trois si vous prévoyez d’y faire une randonnée. Autre précision, ne soyez pas surpris si vous devez finir votre trajet sur le toit du bus avec votre sac, car les bus sont souvent pleins !
Que faire d’autre à Pokhara : Sarangkot, Pagode de la Paix, Davis Falls
Entre deux treks, ou si le temps est couvert, voici les autres visites classiques autour du lac.
- Sarangkot : cette colline à 1 600 m, au nord du lac, est le point de vue le plus connu sur le Dhaulagiri, les Annapurnas et le Machapuchare au lever du soleil. On y monte en 30 minutes de taxi ou en 2 h à pied (droit d’entrée d’environ 100 roupies). C’est aussi de là que décollent les parapentes : comptez 80 à 100 dollars pour un vol de 20 à 30 minutes.
- La Pagode de la Paix (World Peace Pagoda) : ce stupa blanc domine la rive sud du lac. Traversez le lac en barque, puis montez une petite heure à pied à travers la forêt, ou montez-y par la route. L’entrée est gratuite, et la vue sur le lac et les sommets vaut la montée, surtout en fin de journée.
- Davis Falls et la grotte de Gupteshwor Mahadev : au sud de la ville, de part et d’autre de la même route, la cascade (100 roupies) s’engouffre dans une gorge puis ressort dans la grotte (100 à 200 roupies, photos interdites à l’intérieur). La cascade est la plus impressionnante juste après la mousson.
- Le Musée international de la montagne : l’histoire de l’alpinisme sur les quatorze sommets de plus de 8 000 m et la vie des peuples de l’Himalaya, de quoi occuper une demi-journée de pluie (500 roupies pour les étrangers, environ de 9 h à 17 h).
- Le lac Phewa : une barque se loue 300 à 350 roupies de l’heure, pour rejoindre le temple de Tal Barahi sur son îlot ou la rive opposée.
Faut-il aller à Pokhara ?
Pokhara est définitivement une destination de choix et un argument à elle seule pour organiser un déplacement au Népal. J’espère vous avoir convaincu avec ces quelques raisons.
Si vous aussi vous êtes allé à Pokhara, ou si vous avez des remarques ou des commentaires, n’hésitez pas !

