McLeod Ganj étagée sur sa crête boisée, au-dessus de la plaine brumeuse de Dharamsala

Manali et Dharamsala : La porte verte de l’Himalaya

Si vous débarquez du Ladakh, les nuances verdoyantes de Manali et de Dharamsala vous paraîtront extrêmement vertes comme ville, aussi revigorantes qu’une oasis dans le désert. Après avoir traversé les terrains arides de Leh et emprunté la route sinueuse vers Manali, ces villes vous offrent un paysage radicalement différent.

Ces villes, nichées profondément dans les montagnes, constituent véritablement les derniers remparts de l’Himalaya avant d’attaquer l’Inde véritable, celle qu’on aime ou qu’on déteste, j’ai nommé la plaine du Gange, s’étendant de Haridwar à Calcutta. Prenez une profonde inspiration, savourez la fraîcheur et le paysage verdoyant avant de vous diriger plus au sud.


Pratique :
  • Altitude : Manali est à 2 050 m. Dharamsala s’étage entre 1 460 m environ pour la ville basse et 2 080 m pour McLeod Ganj, la ville haute. Le sommet du trek de Triund, au-dessus de McLeod Ganj, culmine vers 2 850 m.
  • Y aller : des bus de nuit relient Delhi (gare routière de Kashmere Gate) à Manali en 12 à 14 h et à McLeod Ganj en 11 à 13 h, pour 700 à 1 700 roupies (7 à 17 €) selon le confort. Les aéroports de Bhuntar (50 km de Manali) et de Gaggal (18 km de McLeod Ganj) n’ont que peu de vols, souvent chers.
  • Entre les deux : 220 km, soit 8 à 10 h de bus, à partir de 600 roupies (6 €).
  • Quand partir : de mars à juin et en octobre-novembre. En juillet-août, la mousson coupe régulièrement la route de Manali par des glissements de terrain, et Dharamsala est la ville la plus pluvieuse de l’Himachal Pradesh. Pour skier à Solang, au-dessus de Manali, visez janvier et février.
  • Col de Rohtang : les véhicules de tourisme doivent réserver un permis en ligne (550 roupies), en nombre limité, de la mi-mai au début de l’hiver. Le tunnel d’Atal, qui évite le col vers Leh, n’en demande pas.
  • Dalaï-lama : le temple Tsuglagkhang, à McLeod Ganj, se visite librement tous les jours. Les enseignements publics, devenus rares, demandent une inscription.

Infos vérifiées en octobre 2026.

Manali : le parfait équilibre entre nature et culture

Manali et Old Manali : une ambiance de Népal

Manali est une petite ville indienne sans grand intérêt en elle-même. Quelques kilomètres plus au nord se trouve l’ancienne Manali (Old Manali), sorte de petit chemin sinueux au bord d’une rivière le long duquel s’étalent de nombreuses guesthouses et restaurant. Le coin m’a tout de suite rappelé l’atmosphère du Népal. L’ambiance est très détendue et familière, les gens sont souriants et accueillants.

Mais Manali, en plus d’être la dernière étape obligatoire avant d’attaquer le col de Rohtang La (aujourd’hui évité par le tunnel d’Atal) et la fameuse route menant à Leh, est aussi très connue pour deux autres raisons…

Le ski à Manali : saison et meilleurs mois

Manali est devenue une station de ski à la mode en Inde. Avec le col de Rohtang La à 3 980 m d’altitude, les montagnes au nord de la ville constituent une destination de choix pour ceux qui aiment les sports d’hiver.

Dès le début de l’hiver, d’importantes chutes de neiges y recouvrent abondamment les pistes de ski et transforment cette région en un paradis blanc. La saison commence en décembre, mais la neige est la plus fiable en janvier et février : ce sont les mois à viser si vous comptez vous rendre à Manali pour skier.

Pour en savoir plus, consultez ce guide du ski à Manali (en anglais).
En arrivant sur Manali après le col de Rohtang La

Le hashish de Manali, la fameuse « crème de Manali »

La rivière Manalsu bordant l’ancienne Manali

Manali dispose tout simplement de l’un des meilleurs hashishs du monde ! Vous pouvez d’ailleurs parfois en trouver sous l’appellation « crème de Manali » dans certains coffeeshops d’Amsterdam, ce qui vous fera économiser quelques kilomètres en avion si vous ne comptiez pas venir à Manali pour skier… Le cannabis est ici comme au Népal une « mauvaise herbe » (weed en anglais) poussant naturellement.

La plupart des « fumeurs » (n’ayons pas peur des mots) résident dans l’ancienne Manali et à juste titre, car l’endroit est idéal pour s’adonner à cette activité. Le calme et la beauté bruts et sauvages des contrebas de l’Himalaya mêlés à la douceur et à la fraîcheur de la rivière Manalsu font de cette ancienne Manali un petit havre de paix. Malheureusement, elle paye un peu le prix de son succès et le site est en train d’être dénaturé à vitesse grand V.

Ne vous inquiétez pas trop pour autant si vous aimez marcher, vous pourrez rapidement reprendre contact avec la nature, car le site regorge de treks environnants.

Conseil :
Faites preuve de prudence et respectez les lois locales si vous souhaitez essayer la « crème de Manali ».
Cérémonie dans le temple dédié à Manu, Manali
Bon à savoir :
Si vous passez par l’ancienne Manali, n’hésitez pas à aller voir le temple dédié à Manu. Mais surtout, pensez à vous renseigner, car il y a régulièrement des cérémonies religieuses qui valent vraiment le détour si vous espérez appréhender un peu la culture des habitants de cette région.

Dharamsala et McLeod Ganj, la ville du Dalaï-lama

Dharamsala, ou la ville du Dalaï-lama. Située dans l’État de l’Himachal Pradesh, elle est en réalité divisée en deux parties :

  • La partie « basse » et urbanisée qui est appelée Dharamsala (peu d’intérêt)
  • la partie « haute », à une dizaine de kilomètres par la route, où se trouvent la résidence du Dalaï-lama et la plupart des réfugiés tibétains et qui est appelée « McLeod Ganj ».

Dharamsala, « la petite Lhassa » des réfugiés tibétains

Dharamsala est surnommée : « la petite Lhassa » (capitale tibétaine), car elle fait office de véritable refuge pour la culture tibétaine. Accueillant le 14e Dalaï-lama et de nombreux réfugiés tibétains, la ville s’est taillé une place spéciale sur la carte culturelle mondiale.

Réfugiés tibétains dans la résidence du Dalaï-lama à Dharamsala

McLeod Ganj : yoga, méditation et forêts de cèdres

McLeod Ganj, la partie haute de Dharamsala

McLeod Ganj est en fait le véritable centre touristique de Dharamsala et c’est dans cette dernière que se rendent tous les hippies et autres amateurs de Yoga en tenue new age. Les activités d’épanouissement personnel ici sont plus qu’abondantes avec entre autres : yoga, méditation, médecine traditionnelle, massage et tout ce qui touche de près ou de loin à la spiritualité.

Le site est entouré de nombreuses magnifiques forêts de cèdres et de pins qui donnent beaucoup de charme à cet endroit. Mais je dois avouer que la communauté d’illuminés à la recherche d’eux-mêmes qui séjournent là-bas, plus le fait que cette petite bourgade de quelques milliers d’habitants soit complètement dépassée par le nombre de touristes ne m’avaient pas donné envie d’y séjourner trop longtemps. À moins peut-être d’avoir une à deux semaines pour se former ou approfondir l’un des domaines susmentionnés…

Du coup pas mieux que Manali, deux endroits où vous pourrez facilement rester longtemps sans vous en rendre compte si vous avez le temps, mais où vous pourrez très bien passer en coup de vent si vous êtes plus pressé.