Le Palais royal de Phnom Penh et ses toits dorés au bord du fleuve, devant les tours du centre-ville

Phnom Penh, capitale du Cambodge

Perchée sur les berges du majestueux Mékong, Phnom Penh est une ville de contrastes. Capitale du Cambodge avec un peu plus de 2 millions d’habitants, elle offre à ses visiteurs un aperçu vivant de la collision entre le passé et le présent, entre l’héritage culturel et la croissance moderne. Les échos du passé colonial se mêlent aux gratte-ciel étincelants, les marchés traditionnels côtoient les centres commerciaux élégants. Malgré cette renaissance rapide, Phnom Penh reste profondément marquée par son histoire complexe.


Pratique :
  • Y aller : depuis Bangkok, uniquement en avion (1 h 15 de vol), car la Thaïlande a fermé ses postes-frontière terrestres avec le Cambodge en juin 2025. Depuis Saïgon, 6 à 7 h de bus par la frontière de Moc Bai–Bavet (22 à 35 $) ; depuis Chau Doc, 5 à 6 h de bateau sur le Mékong (35 à 55 $ selon la compagnie). Les autres trajets sont sur ma carte du Cambodge et ses temps de trajet.
  • Aéroport : le nouvel aéroport international Techo (KTI), ouvert en septembre 2025, a remplacé celui de Pochentong. Il est à 20 km au sud du centre, soit 10 à 20 $ en taxi ou avec les applis Grab et PassApp.
  • Durée : deux jours. Le premier pour le Palais royal et la Pagode d’argent (10 $ en espèces, de 8 h à 11 h et de 14 h à 17 h, épaules et genoux couverts : un foulard sur les épaules ne suffit pas), le Musée national (10 $), le marché central, le marché russe et les quais Sisowath ; le second pour les mémoriaux khmers rouges.
  • Tuol Sleng et Choeung Ek : le musée du génocide Tuol Sleng (S-21) ouvre tous les jours de 8 h à 17 h, pour 5 $ (5 $ de plus pour l’audioguide). Les champs de la mort de Choeung Ek sont à 15 km au sud de la ville : environ 6 $ audioguide compris, et une quinzaine de dollars l’aller-retour en tuk-tuk.
  • Budget : un lit en dortoir dès 5 $, une chambre en guesthouse de 12 à 25 $ la nuit, un repas de rue pour 2 à 3 $. Une course en tuk-tuk dans le centre coûte 1 à 3 $ avec PassApp ou Grab, au prix affiché d’avance.
  • Quand partir : de novembre à février, pendant la saison sèche et plus fraîche. Mars et avril sont très chauds, et la mousson dure de mai à octobre.
  • Visa : l’e-visa touristique coûte 30 $ (30 jours) sur evisa.gov.kh, et un visa à l’arrivée reste possible, payé en dollars en espèces. Remplissez aussi la carte d’arrivée électronique (e-Arrival), gratuite, avant le vol.

Infos vérifiées en octobre 2026.

Que faire à Phnom Penh : palais, marchés et mémoriaux khmers rouges

La ville offre une variété d’attractions culturelles, historiques et modernes. Le Palais Royal, avec ses toits dorés, est un incontournable. À proximité, le Musée National du Cambodge abrite une impressionnante collection d’art khmer. Pour une immersion plus moderne, le quartier riverain Sisowath Quay est idéal pour une promenade, ponctuée de cafés, de restaurants et de vues imprenables sur le Mékong.

Le palais royal de Phnom Penh – Cambodge

Le marché central, Phsar Thmey, est une merveille d’architecture art déco et un paradis pour les chasseurs de souvenirs. Entre ses étals, on trouve tout, des bijoux en argent aux textiles traditionnels.

Cependant, tout visiteur de Phnom Penh devrait également prendre le temps de visiter le Musée du génocide Tuol Sleng et les Champs de la mort de Choeung Ek. Ces sites rappellent les horreurs commises par les Khmers rouges dans les années 1970. Ces visites peuvent être éprouvantes émotionnellement, mais elles sont essentielles pour comprendre l’histoire récente du Cambodge et la résilience de son peuple. Ils permettent aussi de mieux comprendre la misère et la pauvreté qui règnent encore dans le pays.

Phnom Penh aujourd’hui : essor, pauvreté et petites arnaques

L’essor économique de Phnom Penh est indéniable. Des gratte-ciel s’élèvent là où il n’y avait autrefois que des maisons traditionnelles, et des entreprises internationales investissent de plus en plus dans la ville.

Cependant, cette croissance rapide a aussi ses inconvénients. Les écarts de richesse se creusent et la pauvreté reste un problème persistant. La mendicité est courante dans les rues de Phnom Penh, notamment parmi les enfants. En tant que voyageur, il est important (mais compliqué) d’aborder cette réalité avec sensibilité et compassion. Plutôt que de donner directement de l’argent, envisagez de soutenir des organisations locales qui œuvrent pour l’éducation et le bien-être des enfants.

Pour l’anecdote, je me suis fait arrêter par un policier lors de mon premier jour à Phnom Penh. J’étais en scooter, arrêté à un feu rouge, lorsqu’il m’a repéré. La scène était surréaliste. Il s’est précipité sur moi alors même que le feu passait au vert, en zigzaguant entre les voitures qui s’élançaient. Il m’a ordonné de m’arrêter sur le côté, puis m’a demandé les papiers du scooter, sachant pertinemment que c’était un scooter de location. C’est là qu’il m’a annoncé que je devais m’acquitter d’une amende de 20 dollars ! Une fois mon argent dans sa poche, il a ajouté « Thank you my friend » ! Autant dire que je voulais partir de ce pays de merde aussi vite que j’y fusse arrivé. Pourtant, j’apprendrai quelques jours plus tard que le salaire moyen d’un policier au Cambodge tournait alors (en 2008) autour de 20 dollars par mois justement, ce qui m’a fait digérer un peu l’amende, et relativiser.

Phnom Penh, entre tradition et modernité – Cambodge
Conseil :
Méfiez-vous des chauffeurs de tuk-tuk qui vous proposent toutes les drogues possibles, des bars à filles, ou même des armes à feu ! Ils sont souvent en lien avec la police, et vous risquez de vous faire arrêter et de devoir payer une amende.

Que voir autour de Phnom Penh : Oudong, Koh Dach et les rizières


  • Oudong  : situé à environ 40 km au nord de Phnom Penh, Oudong fut autrefois la capitale royale du Cambodge. Les collines offrent une vue panoramique sur la campagne environnante, et les pagodes et stupas éparpillés témoignent de son importance passée.
  • L’île de la Soie (Koh Dach) : Cette île pittoresque sur le Mékong est célèbre pour ses ateliers de tissage traditionnel. Une excursion d’une journée ici offre une pause agréable de l’agitation de la ville et une chance d’acheter des textiles directement auprès des artisans.
  • Les rizières et villages traditionnels : Faites une excursion à vélo ou à moto dans la campagne environnante pour découvrir un mode de vie plus traditionnel et voir les rizières verdoyantes qui alimentent une grande partie du pays.

Phnom Penh est une ville de contrastes et de résilience. Elle illustre bien la capacité du Cambodge à embrasser le futur. La richesse de son patrimoine, la dynamique de sa croissance et la chaleur de ses habitants font de la capitale cambodgienne une destination fascinante et enrichissante. Mais pas une destination de tout repos pour autant ! À Phnom Penh, vous serez confronté à la réalité du Cambodge, avec ses bons et ses mauvais côtés. Entre la pauvreté, la corruption, la mendicité, la prostitution, la drogue et la pollution, Phnom Penh peut être difficile à appréhender pour un voyageur.

Mais quoique vous en pensiez, ne jugez pas le reste du pays sur cette ville uniquement (ceci est aussi valable pour Siem Reap d’ailleurs), ne restez pas sur cette impression, le reste du pays vaut vraiment le coup d’être découvert, et les Cambodgiens sont des gens réellement gentils et accueillants.