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Norvège

La Norvège, c’est d’abord pour moi un pays où j’ai travaillé. Au retour de mon tout premier voyage, en 2008, je suis parti faire une saison dans l’industrie du poisson à Måløy, un petit port entre Bergen et Ålesund. J’aime à dire que c’est de loin la meilleure décision que j’ai prise dans ma vie.

J’y suis retourné pour une seconde saison en 2009, avant de remonter la côte à bord de l’Hurtigruten jusqu’au cercle polaire. Quelques années plus tard, j’ai changé de métier : pêcheur, à bord du Sjøvær, jusqu’en mer de Barents, entre l’enfer glacé des tempêtes et le calme solaire, avec un salaire qui permet de voyager longtemps.

Vous trouverez ici tout ce que j’ai appris sur place : trouver un travail saisonnier, devenir pêcheur, s’installer et se débrouiller avec l’administration, mais aussi mon guide de la croisière Hurtigruten pour découvrir le pays autrement. Et si votre projet est surtout de partir bosser là-bas, j’ai regroupé tout ce qu’il faut savoir pour travailler en Norvège.

Par où commencer ?

Infos pratiques

Pratique :
  • Y aller : vols directs Paris–Oslo en 2 h environ, puis Bergen en 50 minutes d’avion. Måløy se rejoint depuis Bergen en 4 h 30 de bateau express, ou en une nuit à bord de l’Hurtigruten, qui y fait escale chaque jour.
  • Durée conseillée : une saison dans l’industrie du poisson dure en général de 2 à 6 mois ; pour voyager, comptez 10 à 15 jours pour les fjords, ou 6 nuits de Bergen à Kirkenes sur l’Hurtigruten.
  • Budget : un des pays les plus chers d’Europe, comptez 40 à 70 € par jour en camping ou en van, 90 à 140 € en voiture et appartement. En contrepartie, le minimum de la convention collective de l’industrie du poisson est de 236 couronnes de l’heure en 2026 (environ 20 €).
  • Quand partir : la saison du maquereau et du hareng bat son plein de l’automne à l’hiver sur la côte ouest, c’est là que les usines embauchent. Pour voyager, le soleil de minuit de mai à juillet, les aurores boréales de fin septembre à mars.
  • Formalités : pas de visa pour les citoyens de l’Union européenne, qui peuvent chercher du travail sur place et s’enregistrer auprès de la police au-delà de 3 mois ; un numéro d’identité norvégien est ensuite indispensable pour être payé. Toutes les démarches dans mon guide de l’immigration.

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Questions fréquentes

Comment trouver un travail saisonnier en Norvège ?

Le plus efficace reste de contacter directement les usines de poisson de la côte ouest avant la saison, d’activer son réseau et de consulter les offres de NAV et d’EURES. Un bon niveau d’anglais suffit le plus souvent, et la disponibilité immédiate fait souvent la différence.

Combien gagne-t-on en travaillant dans une usine de poisson en Norvège ?

Depuis mai 2026, le minimum de la convention collective de l’industrie du poisson est de 236 couronnes de l’heure pour un ouvrier de production, soit environ 20 €, avant les heures supplémentaires et les primes de nuit. À mon époque, je touchais environ 15 € de l’heure, près du double du SMIC français d’alors.

Faut-il parler norvégien pour travailler en Norvège ?

Pas forcément : dans les usines et sur les bateaux de pêche, l’anglais suffit, car les équipes viennent des quatre coins du monde. Le norvégien devient vite utile pour s’installer, se faire des amis et décrocher un emploi plus qualifié.

Faut-il un visa pour travailler en Norvège ?

Non pour les citoyens de l’Union européenne : ils peuvent travailler librement et doivent seulement s’enregistrer auprès de la police au-delà de 3 mois de séjour. Hors Union européenne, il faut un permis de séjour, et le permis saisonnier est limité à 6 mois.